Yves Leblanc - +++

Mariages d'antan en Bretagne

  
            Les mariages d'antan

En Bretagne , la tradition voulait que les mariages réunissent des très nombreuses personnes ; au même titre que les travaux des champs qui se faisaient en commun et réunissaient les membres des fermes voisines par solidarité rurale, les mariés et leur famille invitaient logiquement tous ces voisins et amis en plus des familles qui étaient souvent très grandes. Les mariages s'étalaient sur plusieurs jours et commençaient toujours au village de la mariée vers lequel
les convives se rendaient en cortège au son des binious et bombardes ; ce cortège était arrêté à l'entrée du village par une corde tendue en travers de la route et que quelques sous permettaient le passage (ci-dessous, le droit de passage - an frezen).

 

Un des plus grands mariages qu'ai connu notre région doit être celui de la noce campagnarde de Kerber en BERRIEN (photo ci-contre), il regroupait plus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

de 1800 personnes. Les traditions de l'époque voulaient que les hommes soient séparés des femmes et des enfants, que seules quelques planches posées à même le sol faisaient office de tables et que des tranchées étaient creusées afin que les invités puissent s'asseoir. Les repas étaient préparés par des cuisinières occasionnelles qui s'affairaient plusieurs jours durant pour satisfaire les nombreux invités ; la cuisson se faisait dans de grandes marmites (podou fer).   

           

 

 

 

 

 

 

 

Pour le mariage de Kerber en BERRIEN (photos ci-dessus), trois boeufs de 600 kilos chacun avaient servis à nourrir tous les convives. Le pot-au-feu était aussi un repas très prisé en cette occasion. Il était bien évident que le repas ne pouvait se passer de pain, tradition sacrée qui n'existe pratiquement plus aujourd'hui (ci-dessous à Kerber).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fin du repas était marquée par la distribution du fars breton.

(ci-dessous à LA FEUILLEE)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant les repas se trouvaient à l'écart les mendiants ; chacun d'eux avait par tradition une part du festin.

 

Chaque mariage se terminait parfois très tard dans la nuit par les traditionnelles danses bretonnes et une partie de la noce se retrouvait le lendemain pour le retour de noce.

 

 

 

 

Lors d'un mariage à SCRIGNAC (à droite et ci-dessus)

 

 

 

 

D'autres très grands mariages ont eu lieu près de chez nous ; on notera un repas de plus de 1400 personnes à LA FEUILLEE, un autre (le plus grand mariage jamais connu) d'environ 2100 invités à SCRIGNAC dont les quelques photos qui suivent sont tirées.

        Côté des hommes à BERRIEN (Kerber)      
 La Feuillée, arrivée des 4 couples de mariés au festin
 
 
Mariage à LA FEUILLEE
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Préparation de repas de noce à LA FEUILLEE
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les demoiselles d'honneur à BERRIEN (Kerber) à gauche et une noce côté femmes à BERRIEN
 
 
 
 
 
le beau père et la belle mère lors d'une noce à LA FEUILLEE 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
            
    entrée du mariage au bourg de SCRIGNAC
 
 
 
noce de 2100 personnes à SCRIGNAC
 
 
 
 
 
Bien plus tard, vers la fin des années 40, le costume breton a laissé place au costume de ville (pour les hommes au début) comme ci-dessous avec la photo de mariage de mes grands-parents.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


02/03/2015
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